Je vous fait profiter de cet article du huffingtonpost concernant l’hypnose face aux souffrances.
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HYPNOSE ZEN

SANTÉ – Hypnose, méditation et Zen. Les approches thérapeutiques efficaces sont classiquement des approches centrées sur le patient. Elles prennent en compte sa singularité afin de répondre précisément à sa souffrance. Une séance d’hypnose médicale se déroule de la manière suivante. Le patient expose son problème et surtout la façon dont il vit ce qui lui arrive. Après cet entretien, qui permet d’instaurer un lien de confiance entre soignant et soigné, il reste à définir un objectif.

Prenons le cas d’un patient qui trouve injuste d’avoir une maladie alors qu’il était bien-portant, et remarque que les autres personnes qu’il croise, ont la chance de ne pas avoir cette maladie. Il souffre de cette « injustice » et de se comparer aux autres. Il voudrait retrouver l’insouciance d’avant. L’objectif serait donc qu’il puisse ne pas porter de jugement sur ce qui lui arrive et d’abandonner la comparaison qui avive sa souffrance. Ces objectifs sont classiques et bien connus pour atténuer un mal-être. Mais ils ne sont pas spécifiques de cette personne. Ils sont généraux et évoquent une ligne de conduite à suivre.

Où se trouve la singularité d’une séance d’hypnose thérapeutique ? Elle se situe dans le chemin que le patient va emprunter pour sortir de son labyrinthe. L’expérience de l’hypnose consiste à laisser la personne percevoir des solutions à son problème. Par exemple, qu’elle puisse ressentir, sous l’impulsion du thérapeute, que l’absence de jugement sur ledit problème peut ouvrir sur un soulagement. La séance d’hypnose pourrait se dérouler de la manière suivante. Il est demandé à cette personne de fixer un point longuement. Sa vue se brouille. Ses idées aussi. Ses certitudes le sont moins. Elle envisage volontiers un changement. Elle parvient à adhérer à la nécessité de renoncer à porter un jugement sur ce qui lui arrive. Puis elle en fait l’expérience en la laissant s’installer en elle. Toutes ces étapes sont spécifiques de la personne. Son chemin est absolument inattendu, imprévisible, mais il est guidé par toute une série de principes généraux. Ces principes ne relèvent pas de la morale et ne doivent pas l’être. Ils sont emprunts de bon sens et même d’évidence. Il n’est pas plus aisé pour autant d’y accéder.

Le bouddhisme, la méditation et le Zen énumèrent un certain nombre de ces principes. Ils sont inspirés et résultent de la confrontation à la souffrance.

La posture physique d’un méditant Zen est bien définie. Les bras, le dos, les jambes doivent se positionner de manière précise. Le maintien prolongé de cette position confronte le corps et la pensée à un vide d’action et de volonté. Le corps n’agit pas et la tête pense de moins en moins. Le méditant fait l’expérience de plusieurs principes essentiels et déjà répertoriés. Il est installé dans le présent, il redécouvre le vide et la solitude: « le salut par ses propres moyens ».

L’hypnose, de son côté met l’accent sur la singularité du patient, mais peut recadrer un patient qui n’est pas « dans les clous » et qui paraît désorienté, en faisant appel à des règles confirmées par l’expérience. De son côté, la méditation ritualise et renouvelle l’expérience jusqu’à ce que la personne découvre par elle-même ces principes si essentiels pour son équilibre.

Quels sont ces principes? Sont-ils fondés? Il semble bien que l’hypnose et la méditation zen nous mettent en position de les découvrir et de les appliquer pour calmer la souffrance ? A suivre.

 

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